Le tour du monde de Péripléties

Hello Péripléties

Quel est votre projet ?

Pauline : Notre projet se nomme « Péripléties ». L’objectif est de réaliser un tour d’Europe en camping-car en 2016 (35 000 kms, 25 pays traversés) et de partager tout au long de ce parcours des «  reportages de voyages » : articles, photos, vidéos, sons sur notre site internet www.peripleties.fr

Au retour, nous éditerons un magazine papier qui compilera nos meilleurs reportages puis un livre photos.

Simon : Pour le réaliser, nous avons investi nos fonds personnels (35 000 euros sur 70 000 euros), mais sa réussite passe aussi par l’aide de mécènes ou de sponsors qui seraient prêts à encourager un tel projet en apportant un soutien financier ou matériel, en échange de différentes visibilités. Pour financer la partie carburant (5 500 euros), nous organisons actuellement jusqu’au 30 novembre, une collecte de crowfunding sur KissKissBankBank où les internautes peuvent nous soutenir en échange de belles contreparties (lot de cartes postales, tirages photos, calendrier, photo sur le camping-car…). Nous avons réalisé pour l’occasion, une vidéo décalée nous mettant en scène lors d’un tour de Roppe (commune du Territoire de Belfort) et qui donne un aperçu dece que nous pourrons réaliser lors de notre tour … d’Europe !

Pouvez-vous vous présenter ?

Pauline : J’ai 26 ans, j’habite à Montbéliard (Doubs, Franche-Comté), je suis journaliste et j’ai travaillé pour différents organes de presse régionaux (quotidiens et hebdomadaires) et de collectivités territoriales et collaboré également avec des titres de presse nationale spécialisée.

Simon : J’ai 28 ans, je suis franc-comtois également, et photographe-journaliste indépendant. Je travaille pour la presse régionale, collectivités, comités de tourisme, entreprises et pour une agence de presse nationale. En parallèle, je réalise des sujets qui s’inscrivent davantage dans la durée. Précédemment, j’ai travaillé par exemple sur l’Autisme, les Pompes Funèbres, Auschwitz. Des sujets pas très gais me direz-vous !

 

En quoi votre projet se démarque-t-il ?

Simon : Les blogs de voyages qui retracent les aventures de globe-trotters sont déjà nombreux sur le web et très bien documentés. Ce que nous souhaitons, c’est apporter une plus-value à travers notre expériences de journalistes et photographe. Notre expérience personnelle n’est pas l’enjeu principal, le « je » n’y aura donc que très peu sa place.

Pauline : L’objectif est de profiter de toutes les opportunités offertes au fil du voyage pour saisir des instants, relayer des histoires, présenter des personnes, des initiatives, des vécus en multipliant les points de vue et les techniques de vue : il y aura de tout dans nos Péripléties !

D’où est venue l’idée ?

Pauline : Lorsque nous passions nouvel an à Pragues, nous avons rencontré des maçons français qui avait pris une année sabbatique pour traverser l’Europe du Nord au Sud en camionnette.

Simon : Alors, nous nous sommes dit pourquoi pas nous ? Nous avons pris le temps de mûrir ce projet qui est devenu de plus en plus ambitieux au fil des mois. Au final, nous avons travaillé une année dessus pour faire de ce projet, une aventure tout aussi professionnelle que personnelle.

D’autres expériences dans le voyage auparavant ?

Pauline : J’ai « choppé le virus » comme on dit, en 2010 quand je suis partie faire une année Erasmus à Maastricht (Pays Bas). J’ai eu pendant cette année l’occasion de faire pas mal de découvertes au Pays-Bas, en Suède, en Belgique, en Pologne, en République Tchèque avec des amis de différentes nationalités. Après, l’envie de voyager toujours plus ne m’a jamais quitté. J’ai visité pas mal de capitales en Europe et l’Islande à travers un magnifique road trip avec Simon et un ami.

Simon : Mes premiers voyages ont commencé en 2007 et ma première « grande » et lointaine destination a été le Pérou en 2009, ensuite j’ai fait énormément de grandes villes européennes en multipliant les vols low-cost, mais aussi la Guadeloupe, le Togo, la Turquie, Chypre… Je dois en être à 25 destinations différentes en 7 années. Comme on dit en Franche-Comté, c’est ce qui s’appelle avoir « la bougeotte » !

Quelle est votre philosophie du voyage ?

Simon : Pour nous, le voyage est synonyme de découvertes, d’évasion… On aime voir d’autres horizons, aller vers l’inconnu, tenter de vivre différemment pour fuir la routine. Voyager, c’est le plaisir de se confronter à d’autres lieux et paysages, mais aussi de rencontrer d’autres personnes, cultures et façons de vivre, puis de s’en enrichir.

Pauline : C’est aussi une source de connaissances, de questionnements… Lorsqu’on rencontre des personnes, des contextes, et des histoires différentes de notre propre vécu, cela invite à regarder les choses autrement. Le voyage offre la faculté de s’interroger sur ses propres points de vues, ses opinions, ses jugements. Cela ouvre l’esprit et forge la personnalité et cela justifie pour nous, l’intérêt de partir toujours un peu plus…

De quoi est composée votre valise pour le départ ?

Pauline : Bonne question…. Habituellement je suis du genre à partir légèrement à « l’arrache », en fonction de mon état d’esprit et de la destination ! Mais là c’est quand même un an… J’hésite à faire un trousseau comme quand on part en colo !

Simon : Notre valise, c’est notre camping-car, mais qui n’est pas un palace ! Autant dire qu’il va falloir bien calculer ce dont nous aurons besoin en un an, surtout que le matériel photo/vidéo/informatique prend déjà énormément de place…

Quelle est votre meilleure / plus belle rencontre jusque là ?

Pauline : J’ai beau chercher, je ne pourrais pas en sélectionner une en particulier. Mais je reste profondément marquée par l’expérience Erasmus qui m’a permis de rencontrer des tas de personnes de nationalités différentes, ouvertes sur le monde. Ce fut ma première véritable longue expérience à l’étranger. Une chance incroyable.

Simon : La rencontre avec un jeune pêcheur péruvien m’a marqué. C’était un matin à l’aube, au bord du lac Titicaca. Je m’étais réveillé à cause des maux de crâne dus à l’altitude et j’en avais profité pour faire des photos du lever du jour sur ce lac, le plus haut navigable du monde : des instants magiques ! À force d’errer sans but comme c’est souvent le cas lorsque je photographie, je me suis perdu. Et impossible de retrouver mon chemin, d’autant que je ne parlais pas un mot d’espagnol. C’est là que j’ai rencontré ce pêcheur qui m’a raccompagné et avec qui nous avons « discuté » le long du chemin. Si ce moment m’a marqué, c’est qu’il symbolise bien pour moi le voyage où l’on peut communiquer par les gestes, le regard, quelques bredouillés et onomatopées, et partager ainsi un instant avec l’autre avec qui on ne parle pas la même langue. C’est pour ces petits moments où l’on semble toucher ce sentiment « d’universalité » qui me font aimer voyager.

Le mot de la fin ? 

Simon : Let’s go ! (Je sais, c’est plus qu’un mot…) Après avoir passé tant de temps derrière des ordinateurs à imaginer ce projet, le construire et le faire évoluer, on a hâte de prendre la route, de découvrir ces ailleurs et de prendre le temps de les appréhender et surtout pressés de les partager au plus grand nombre en espérant en les faisant voyager et en espérant ne pas les décevoir.

Pauline : Pourquoi la fin ? Ce n’est que le début ! 😉

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