L’économie collaborative autour du monde

Clémence et Clémence partent à la découverte du monde de façon collaborative. Ce tour du monde, autour de 7 pays vont leur permettre de découvrir les différentes initiatives présentes. KWAALA, désormais un de leur partenaire, suivra alors les Sharing Roots de près pendant leur voyage !

Avant cela, nous avons eu la chance de rencontrer à quelques jours de leur départ les deux Clémence, pleine d’énergie et d’enthousiasme, autour d’un café pour de plus amples présentations !

En plus de partager le même prénom, à savoir Clémence, le jeu des ressemblances en a surpris plus d’un : bretonnes, voileuses, étudiantes en école de commerce à ESCP Europe et fortes d’une expérience en finance à Paris puis à l’étranger (respectivement 6 mois chez LVMH puis 1 an chez A.P.C. à New York et 6 mois à la BNP puis 1 an chez Rocket Internet à São Paulo).

 

téléchargement (1)

 

Qu’est-ce que le projet Sharing Roots ?

Sharing Roots, c’est avant tout un défi que nous nous sommes lancées de réaliser un tour du monde de sept mois dans sept pays en n’utilisant que l’économie collaborative pour nous déplacer sur place, nous loger et nous nourrir.

Notre but est de nous immerger dans sept pays d’aujourd’hui pour rencontrer les Consom’acteurs qui forgent le monde de demain : Islande, Cuba, Bolivie, Chili, Japon, Mongolie et Russie !

 

Les missions du projet Sharing Roots sont :

1. Promouvoir l’économie collaborative comme solution durable aux crises économique, écologique et sociale actuelles – notamment auprès de la jeunesse.

2. Rencontrer les entrepreneurs locaux qui participent à ce modèle avec deux principales interrogations : l’idéologie politique et la répartition de la valeur – en vue de la rédaction d’un mémoire de recherche.

 

D’où vient cette idée de projet ? Pourquoi se focaliser sur l’économie collaborative ? Pourquoi entreprendre un voyage de 7 mois à travers le monde ?

Voyager c’est avant tout ouvrir le champ des possibles et cela constitue une formidable opportunité d’explorer ce qui est hors cadre, hors cadre école de commerce notamment pour prendre du recul sur nos études, notre parcours professionnel et le genre de vie que l’on veut mener.

Nous y avons pris gout lors de notre année de vie à Sao Paulo et à New York, tellement pris goût que nous avons eu envie de prolonger cette chance de questionner nos moteurs et les valeurs que nous voulons porter et faire avancer au quotidien.

 

Et alors pourquoi l’économie collaborative ?

L’une comme l’autre nous nous sentons concernées par la question de la pérennité de notre système. La réalité aujourd’hui est, entre autres, celle d’un épuisement des ressources, une captation de la richesse par les entreprises et une distanciation du tissu social.  Nous voyons dans l’économie collaborative une solution alternative et complémentaire au schéma actuel.

téléchargement

 

Quelles sont vos motivations pour entreprendre ce projet ?

Au début de ce projet, la démarche était avant tout personnelle, besoin de recul, d’enrichissement personnel.. Cependant, très vite avec l’avancée du projet, nos motivations ont évolué : la conviction que l’économie collaborative est une solution durable d’avenir qui répond à trois crises : économique, sociale et environnementale.

Aussi, au fur et à mesure du projet nous avons eu la chance d’échanger avec des acteurs de l’économie collaborative qui constituent une communauté forte et enthousiaste et avec laquelle nous partageons des valeurs solidaires et humaines.

Nous nous sentons concernées par la question de la pérennité de notre système.

 

Quelles ont été les étapes pour la préparation de celui-ci ?

1. Recherches préliminaires (choix des pays, budget, conceptualisation du projet et adoption d’une approche problématisée sur le sujet de l’économie collaborative dans le cadre de notre mémoire de fin d’études)

2. Trouver des contacts sur place pour faire des missions collaboratives d’une durée moyenne de 20 jours (workaway, helpx, wwoof, TWAM) et mises en relation avec les entrepreneurs locaux de l’économie collaborative en prévision de les interviewer sur leurs motivations politiques et la redistribution de la valeur (via Start up travel, Angelist, Linkedin)

3. Création de notre site internet et de nos réseaux sociaux (Facebook, Twitter)

4. Création de partenairiat, se faire une place dans le milieu collaboratif

5. Campagne de crowdfunding (via Ulule, c’est ici) et communication

6. Derniers préparatifs et début de la recherche pour le mémoire

 

Dans quels pays allez-vous et pourquoi ?

1447338299534

MARS 2016 – ISLANDE 

L’Islande en tant que pays insulaire possède un système social très spécifique. Anecdote plutôt révélatrice du climat de confiance ambiant : les mères laissent leur enfants en bas âge dormir dans leur poussette à l’extérieur des supermarchés pendant qu’elles font leurs courses.

POURQUOI L’ISLANDE ? Pour comprendre les interactions qui existent entre économie collaborative et système où l’hospitalité et la confiance sont centrales.

 

AVRIL 2016 – CUBA

Cuba, pays au cœur de l’actualité politique ces derniers mois, est en pleine mutation : ouverture progressive des frontières, assouplissement du contrôle des populations. Face à cette volonté de démocratisation, restent certains freins à l’ouverture comme l’interdiction pour les Cubains d’accueillir gratuitement des touristes chez eux.

POURQUOI CUBA ? Pour comprendre l’impact de certaines restrictions à l’hospitalité sur les pratiques collaboratives.

 

MAI 2016 – BOLIVIE

La Bolivie se démarque au niveau de la région Amérique Latine par son alliance suave entre tradition et modernité. Dans un contexte de modernisation des structures nationales, la Bolivie est un des pays qui a gardé le plus de coutumes des siècles passés. La convivialité et l’entraide font partie de cet héritage.

POURQUOI LA BOLIVIE ? Analyser en quoi le poids des traditions favorise ou freine le développement de l’économie collaborative.

 

JUIN 2016 – CHILI

Longtemps convalescent de la crise économique de 2001, le Chili tend à s’éloigner de plus en plus de son modèle originel basé sur l’hyper-consommation. L’inversion de la courbe de la demande a été la base du développement inédit de nombreuses start-ups spécialisées dans l’économie collaborative.

POURQUOI LE CHILI ? Pour comprendre l’impact du développement important des entreprises éco-collaboratives sur la popularisation des pratiques collaboratives au niveau de l’individu

 

JUILLET 2016 – JAPON

Au Japon, la raréfaction des ressources naturelles a rendu nécessaire le développement de nouvelles pratiques. Doté d’un des meilleurs réseaux de connectivité au monde, quel meilleur candidat que le Japon pour tenir lieu de tête de pont de l’économie collaborative ? Aujourd’hui encore le contexte juridique reste l’un des principaux freins.

POURQUOI LE JAPON ? Pour comprendre les enjeux du cadre juridique et législatif sur le développement des initiatives collaboratives.

AOUT 2016 – MONGOLIE

La Mongolie est un pays que beaucoup font rimer avec “immensité des espaces”, “faibles densités humaines”, “archaïsme des infrastructures de télécommunication”. Bref vous l’aurez compris, a priori la Mongolie n’est pas le pays optimal pour la diffusion de l’économie collaborative. Et pourtant, lors de nos recherches sur les plateformes collaboratives, quel ne fut pas notre étonnement de voir autant de propositions de consom’acteurs mongols.

POURQUOI LA MONGOLIE ? Comprendre comment un pays a priori éloigné des pratiques collaboratives peut être le berceau de nombreuses initiatives individuelles en la matière.

 

SEPTEMBRE 2016 – RUSSIE

La Russie s’impose aujourd’hui sur la scène mondiale tout en conservant certaines spécifiés découlant directement de sa tradition communiste. L’économie collaborative en tant que modèle basé sur la collaboration à échelle humaine devrait, en toute logique, avoir un fort écho dans le système russe.

POURQUOI LA RUSSIE ? Saisir la réalité de l’économie collaborative dans des systèmes différents du capitalisme actuel.

test+pour+visuel

 

Qu’emportez vous dans votre valise ?

Des vêtements techniques !! Pour travailler dans les fermes et aussi pour le froid islandais… Une camera prêtée par Sharinplace mais aussi du matériel pour vous tenir au courant (ordinateur, Ipad !). Des posters Mais Amor Por Favor pour répandre leur message dans le monde entier (en collant un de leur poster par pays !). Un marqueur et des morceaux de cartons en prévision du STOP ! Un sac poubelle pour se protéger de la pluie, une casquette pour se protéger du soleil et des chaufferettes pour se protéger du froid – et un Kindle pour ne pas s’entretuer 😉

 

Des projets prévus à votre retour ?

Faire l’option Entreprenariat pour notre dernière année a l’ESCP. Après le diplôme, on aimerait éventuellement monter une boite dans l’économie collaborative mais rien de sûr !

 

Quels sont tes conseils pour quelqu’un qui a une idée et aimerait se lancer ?

On trouve que c’est dommage que tout le monde n’ait pas l’opportunité de faire une pause dans les études ou même directement après le bac, pour avoir le temps de se poser les bonnes questions, de prendre du recul et de murir un peu avant de se lancer dans la vie active.

Cependant, on s’est rendues compte que les breaks sont accessibles à tout le monde et ce justement grâce à l’économie collaborative aujourd’hui ! C’est à la portée de tout le monde de partir 6 mois travailler dans une ferme en Island ou dans un hôtel au Japon (en dehors du prix du transport bien sur !).

 

Notre message est donc celui ci : profiter de ces plateformes et saisir les opportunités qui nous offertes !

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s